Un roman d'aventures entre actualité et fiction.


« Vicilisation* - La Chute » est un roman d'aventures qui se déroule de nos jours.

La crise économique s'aggrave, les tensions sociales, religieuses et les attentats se multiplient, le monde occidental vacille, puis s'effondre brusquement.

Les villes en proie aux pénuries et aux émeutes sont les premières touchées.

Jacques, un jeune architecte parisien jeté sur les routes de l'exode, tente de survivre à l'impensable.

Son errance spectaculaire au travers d’un monde qui sombre dans l’anarchie lui révèle ce que beaucoup n’auront pas l’occasion de voir : le crépuscule d’une civilisation.

Pourtant, au milieu des doutes et de la violence, un fragile espoir semble renaître...

Jusqu’où ira-t-il pour le défendre ? Que sera-t-il capable d’accomplir pour émerger de ce chaos ?

Et vous, que feriez-vous ?

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samedi 24 octobre 2015

"Comment tout peut s'effondrer" Pablo Servigne et Raphaël Stevens

 Comment tout peut s'effondrerAyant enfin réussi à me reconnecter sur mon blog, je partage avec vous quelques découvertes et rencontres susceptibles d’intéresser les lecteurs de "Vicilisation - La Chute". J’ai échangé cet été avec Pablo Servigne, co-auteur d'un "Petit manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes", nous avons troqué nos ouvrages et j’ai trouvé de nombreuses connexions entre les travaux des deux chercheurs et le roman. 

S’il était possible de résumer cette convergence en une seule phrase, je dirais que nous sommes d’accord sur le fait que « c’est sans doute la fin du monde tel que nous le connaissons, mais que ce n’est pas la fin du monde pour autant ».

D’une part, le modèle consumériste actuel et la dette ne sont pas soutenables en l'absence de croissance saine, et d’autre part, la fin programmée de ce monde connu, ne signifie pas pour autant la fin du monde (sauf modification climatique majeure), mais potentiellement la résurgence de nouvelles pousses sur des formats qui restent à définir.

Et c’est là une des premières difficultés de la démarche, car elle implique de préalablement « renoncer à l’avenir que nous nous étions imaginé » (les auteurs parlent d’ailleurs de démarche de « deuil »). Accepter l’idée que le monde de demain ne voit pas le triomphe annoncé d'une humanité en lévitation, c’est effectivement renoncer à d’indiscutables et saintes certitudes pour admettre que le futur ne ressemblera pas forcément à ce que les trois générations actuellement en vie avaient acheté dans le catalogue de l’utopie croissante.

L’autre difficulté consiste à imaginer ensuite de quoi sera fait demain… Dans ce domaine, nous nous heurtons à la fois à des comportements personnels tels que le déni face à l’évidence qui grossit, mais aussi à notre incapacité à être collectivement inventifs, à sortir des schémas actuels (industriels, agricoles, énergétiques, sociaux, politiques…) pour essayer de concevoir des solutions plus pérennes et résilientes. 

Le Champ des Possibles:  interview de Pablo Servigne
Le travail de ces auteurs vient s’ajouter aux nombreuses alertes déjà lancées par d’autres illustres prédécesseurs œuvrant dans des disciplines variées (Meadows, Giec, Tainter, Roagen…), mais dont les approches convergent toutes vers une même conclusion : l’effondrement total ou partiel (en mosaïque) de la civilisation occidentale consumériste est certain, mais des interrogations demeurent encore sur la « chaîne causale » qui conduira nos systèmes complexes à se dérégler, puis à basculer vers des comportements difficiles à prévoir dans le détail.

Face à la froideur des chiffres, des révélations ou des confirmations qu’apportent les auteurs (prévoyez un soutien psychologique ou SOS amitié ! ;-), je retiens néanmoins un message positif dans cet ouvrage :

L’histoire nous apprend qu’en temps de crise, la majorité des individus sont à la recherche de sécurité avant tout, et sont bien moins enclins à la violence parfois décrite par l’industrie du cinéma post-apocalyptique. « Les comportements de compétition et d’agressivité sont mis de côté (…) Comme si des conditions extraordinaires faisaient ressortir  des comportements extraordinaires ». (…) Invisible en temps normal, ces mécanismes de cohésion sociale très puissants permettent à une communauté de renaître d’elle-même après un choc en recréant des structures sociales… »

Le propre de l’humanité depuis la nuit des temps est de collaborer dans la recherche de solutions face à une situation critique. Il se trouve simplement que notre capacité à collaborer aujourd’hui est perturbée par la taille d’institutions et de dispositifs qui ne sont plus à taille humaine. Le gigantisme des chaînes de commandement et leurs complexités défient souvent la logique. Notre modèle politique et social actuel centralisé, planificateur, technocratique, démocratiquement déficitaire, parfois corrompu… est inadapté à la recherche de solutions locales à taille humaine.

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